Publications interactives, actualité et perspectives :
l'exemple du webdocumentaire
- Adrien Aumont est co-fondateur du site web kisskissbankbank.com. Son expérience en matière de crowdfunding (à traduire par « financement participatif ») nourrira le débat sur l’aspect du financement des publications interactives. Projets artistiques, journalistiques, web et bien d'autres ont vu le jour grâce au modèle économique adopté par kisskissbankbank.com. Les demandes de financement de projets de webdocumentaires auprès de son site ne cessent de croître.
- Le spectateur n’est plus un consommateur passif, il devient co-auteur. Il est invité à interagir avec le narrateur et les autres lecteurs, à tisser collectivement les fils narratifs.
- La production de contenus interactifs s’inspire de celle du jeu vidéo. Une pratique transversale des métiers s’installe.
- Pas encore soutenu par un financement public, le webdocumentaire cherche son modèle économique. Des pistes participatives se développent sur internet.
- La culture du web propose ses propres modèles de financement. Des productions indépendantes, fondées sur le patronage, fleurissent. Donateurs et supporteurs apportent leurs contributions.
- La production des contenus et leur mise en scène interactive bouleversent les métiers et les savoir-faire.
- Michel Danthe est aujourd'hui rédacteur en chef adjoint au Temps, responsable du numérique. Après diverses collaborations avec des publications romandes, il devient successivement chef de la rubrique "Société, sport et culture" au Nouveau Quotidien, rédacteur en chef de Construire et Brückenbauer, puis prend la direction de l'ensemble des publications de la Presse Migros de 1998 à 2003. Rédacteur en chef du Matin Dimanche jusqu'en mars 2010, il est nommé rédacteur en chef adjoint du journal Le Temps et responsable de ses contenus numériques en juin 2011.
- Les nouveaux supports, les développements qui les animent, les lecteurs connectés partout et en tout temps dessinent de nouveaux territoires pour des formes narratives inédites.
- Les développements interactifs et le web sémantique offrent des outils pour une recomposition des contenus.
- Des auteurs s’approprient les technologies de l’information. Le spect-acteur est encore un peu perdu face à une histoire qu’il est invité à récrire.
- Michael Lapaire est journaliste et chargé de projets multimédia à la Radio Télévision Suisse (RTS). Auparavant, de 2006 à 2009, il prend la responsabilité de letemps.ch. Puis il rejoint le département multimédia de la RTS où il mène des projets éditoriaux numériques, notamment dans les nouvelles écritures interactives. Membre de l'équipe de journalistes de tsr.ch, il gère aussi sortir.ch, site co-édité avec Le Temps et conseille le réalisateur Fernand Melgar pour la création du webdocumentaire «Vol spécial».
- Louis Villers est journaliste / reporter ; à la recherche de nouvelles formes de narration, il est également le fondateur du site webdocu.fr consacré à l’actualité du webdocumentaire. Cette activité lui confère une connaissance étendue de ce domaine en France et dans le monde. Il nous fera le plaisir de partager ses expériences acquises comme journaliste mais aussi en tant qu’auteur d'un webdoc paru sur le site de Paris Match « Kurdistan d'Irak, dernier refuge des chrétiens irakiens ».
- Des formes d’écriture et des articulations inédites sont apparues. Des auteurs et des documentaristes les investissent depuis peu.
- L’invention d’internet et des liens hypertexte ouvre des perspectives narratives encore inexplorées. Un nouveau territoire de la pensée et de l'imaginaire émerge : l’écriture non linéaire
- Depuis l’invention de l’écriture toutes les histoires que nous lisons et partageons ont une structure linéaire. De rares auteurs ont exploré des formes narratives non linéaires.
- Le webdocumentaire est la première tentative de récit interactif qui explore l’écriture non linéaire, une forme de narration qui implique le lecteur.
- La place du lecteur, du spectateur n’est plus désormais seulement devant l’écran; il participe à la construction de l’histoire.
- Le récit interactif, nouvel objet culturel, pose un certain nombre de questions techniques et éditoriales et nous oblige à repenser l’ensemble de la production de contenus.
- Jean-Marc Seydoux est ingénieur en informatique diplômé de l'EPFL. Il commence sa carrière à l'esig+, puis lance la société iware SA, active dans le conseil et le développement logiciel pour l'industrie graphique. Parallèlement, il garde des contacts avec les milieux académiques et s'intéresse de près aux technologies liées aux médias interactifs. En 2006, il rejoint le département comem+ pour y enseigner et prend la responsabilité de la filière médias. Il a été nommé doyen du département dès mars 2012.
- Fernand Melgar est un autodidacte dans son domaine. Passionné de vidéo, il devient réalisateur et producteur indépendant associé à la maison de production Climage puis réalise une dizaine de documentaires, aujourd’hui films de référence sur les questions d’immigration et d’identité. A la fin de l'année dernière, il fait les grands titres de la presse avec "Vol Spécial" sur l’expulsion des requérants d’asile déboutés. Ce film sera prolongé par un webdocumentaire en cours de réalisation.
- Le film documentaire suit habituellement une organisation linéaire de la pensée. Le webdocumentaire et les projets transmédia explorent des formes narratives interactives. Le spect-acteur peut y reconstruire librement la trame narrative.
- Désormais présente sur internet, la presse investit de nouveaux territoires narratifs: le reportage photographique devient visuel interactif, la vidéo se fait participative, la communication est transmédia.
- La numérisation des contenus, la généralisation du haut débit et le web interactif proposent un véhicule et des outils pour la recomposition des contenus.
- Prioritairement destiné à internet - mais bientôt aussi à la télévision connectée - le webdocumentaire cherche son modèle économique.
- Le spect-acteur est désormais connecté partout. Il passe de support en support, selon le contexte. Quelques auteurs se sont déjà adressés à ce public nomade à travers des productions transmédia.
- Carlos Muñoz Yagüe est photographe-réalisateur. Sa passion pour l'image, le cinéma, l'art et la science l’amène à tourner quelques films dont la première biographie sur Yves Saint Laurent. Puis il réalise plusieurs grands reportages photographiques dans le monde entier ainsi que des sujets de mode et de publicité. Actif au sein de l'agence Look At Sciences, il explore aujourd’hui la forme du webdocumentaire qui le ramène à ses débuts dans le cinéma. Professionnel expérimenté, Carlos Muñoz Yagüe est vice-président de l’Union des Photographes Professionnels en France.
- Les auteurs sont confrontés à des questions inédites où se mêlent technique et informatique. Quelques-uns explorent de nouvelles formes d’écriture pour toucher le lecteur, désormais mobinaute et spect-acteur.
- Publications interactives, actualité et perspectives : un débat auquel le Centre des Médias Convergents (CMC) du département comem+ de la HEIG-VD est heureux de vous convier.